Phytothérapie

De plus en plus de patients atteints de cancers ont recours aux médecines complémentaires.

En Europe plus de 40 % (de 15 à 70 %) utilisent l’une ou l’autre forme de CAM (Complementary and Alternative Medicine) [1], et en premier lieu la phytothérapie. Le Viscum Album est le traitement le plus prescrit en Europe Centrale [2] : soit seul en prévention primaire ou secondaire, soit en traitement de support en accompagnement de la chimiothérapie, de la radiothérapie ou des anticorps monoclonaux…

Le Gui est une plante médicinale ancienne. Dans la mythologie grecque, Hermès et Ixion guérissaient déjà les maladies avec le Gui de chêne.A l’époque de la Rome ancienne et au moyen

âge on utilisait le Gui pour guérir les maladies dont l’origine paraissait mystérieuse (l’épilepsie, l’hypertension artérielle et les accidents vasculaires cérébraux) et un peu plus tard pour

soigner l’arthrose…

R. Steiner et I.Wegman, les fondateurs de la Médecine Anthroposophique [3] ont dès 1920 indiqué le Gui dans traitement de la Maladie cancéreuse. Le Viscum Album n’est pas utilisé seulement en Médecine Anthroposophique (la Médecine Anthroposophique est une médecine complémentaire pratiquée dans le monde entier, en particulier en Europe Centrale) Mais il est aussi utilisé dans le contexte d’autres orientations médicales (homéopathie et phytothérapie en particulier) [4 ; 5].

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En cas de cancer du sein, des remèdes naturels, phytothérapiques et homéopathiques peuvent être proposés pour accompagner la patiente depuis le diagnostic jusqu’à l’instauration des thérapeutiques lourdes du cancer, puis pour traiter en toute sécurité les déséquilibres hormonaux, physiologiques et pathologiques et accompagner les traitements anti-hormonaux proposés en cas de cancer hormono-dépendant.

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En 1996 déjà, le rapport Zarifian avait mis l’accent sur la surconsommation de psychotropes en France. Leur prescription excessive peut être la porte d’entrée vers une dépendance voire une accoutumance, coûte cher à la collectivité, peut générer des pathologies induites et des accidents de la route, domestiques, professionnels,

et commence à poser des problèmes par leur dissémination environnementale.

15 ans après, rien n’a changé, et on ne fait toujours pas la promotion des prises en charge alternatives.

Or les ressources de la phyto-aromathérapie sont souvent efficaces, et lorsqu’elles ne sont pas proposées par le corps médical, les patients se tournent vers des sources d’information peu fiables et parfois dangereuses. La surconsommation actuelle d’antidépresseurs est due, entre autres causes, au fait que les médecins n’ont pas le « réflexe phyto », par manque de formation.

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Le développement de la phytothérapie a provoqué une augmentation de la demande ce qui a entraîné parfois, une baisse de la qualité de certaines plantes médicinales, à cause d’un appauvrissement en principes actifs des plantes cultivées (par rapport aux plantes sauvages). Les exemples les plus classiques sont ceux du ginseng et de l’harpagophytum. La découverte de sites sauvages de ginseng est en effet considérée à l’heure actuelle comme un événement, et on peut raisonnablement penser que la baisse d'activité de l’harpagophytum constatée par les phytothérapeutes est due à des récoltes trop hâtives et une teneur en harpagoside plus faible dans les racines primaires que dans les racines secondaires.

Cela entraîne bien évidemment que la récolte d’une plante officinale ne garantit pas son activité, le problème étant qu’à l’heure actuelle bon nombre de végétaux arrivent plus ou moins broyés, pour des questions d’économie, en particulier de frais de transport.Le contrôle de qualité des plantes médicinales est plus que jamais à l’ordre du jour. Ce contrôle intervient dans plusieurs

domaines, cela concerne tout d’abord la teneur en principes actifs, par exemple les ginsennosides, l’harpagoside ou l’hypericine. D'autre part l’identification botanique est fondamentale avec le

recours à l’analyse chimique. On peut citer par exemple l’absence d’alcaloïde dans la racine de bardane qui permet de ne pas la confondre avec des racines de belladone. De même on évite la

confusion entre Equisetum arvense et Equisetum palustre. Il est donc indispensable de faire appel à l’analyse chimique ; c'est la partie que nous allons évoquer.

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L’actée à grappes ou Cimicifuga racemosa L. fait partie de la famille Ranunculaceae. Appelée aussi herbe aux punaises est une plante herbeuse aux grandes feuilles poussant à l’état sauvage dans l’Est de l’Amérique du Nord. Les Amérindiens utilisaient déjà ses propriétés thérapeutiques bien avant l’arrivée des Européens. Actuellement, des extraits standardisés de rhizomes sont proposés pour soulager les troubles de la ménopause comme les bouffées de chaleur, accès de sueurs, troubles du sommeil, nervosité et sautes d’humeur. La plante contient des isoflavones, mais qui n’ont pas d’effet oestrogénique. On peut donc prendre ces médicaments lors de cancers du sein ou autre cancer hormono-dépendant. Mais les avis sur cette question restent partagés.


Blackcohosh, also called black snakeroot, belongs to the Ranunculaceae family. It is a glabrous herbaceous perennial plant with large leaves. It is native from the Eastern part of North America.

Amerindians used its therapeutical properties well before the arrival of the European settlers. Actually, crude standardized extracts of the rhizomes are proposed to relieve troubles associated with the menopause such as hot flash, excessive perspiration, insomnia, nervosity and unstable humour. The plant contains isoflavons with no estrogenic activity,Thus, preparations of this plant can be taken in the case of breast cancer and other hormonodependant cancers. But this question is still the subject of some controversy.

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- Que peut apporter la phytothérapie dans le vieillissement ?

Nous avons tous connaissance de l’impact des fruits et des légumes sur le vieillissement et le bien-être et sur la prévention des cancers et des maladies cardiovasculaires.

- Qu’en est-il des plantes ?

Nous allons déjà essayer d’éliminer certaines idées fausses qui sont dans les mémoires collectives concernant le vieillissement ou le processus du bien-être.

L’espèce humaine a toujours vécu très âgée.

On peut se référer aux biographies d’hommes célèbres :

- Ramsès qui a vécu 91 ans

- Pythagore qui a vécu 90 ans

- Socrate qui est mort à 71 ans suite à l’ingestion de ciguë

- Michel-Ange qui est mort à 89 ans suite à une chute de cheval

On sait d’autre part que beaucoup de fouilles archéologiques ont montré que beaucoup de momies du temps de Ramsès avaient plus de 60 ans à leurs décès.

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La dermatologie vétérinaire est probablement la discipline la plus délicate et la plus « gamellogène ». Les commémoratifs sont toujours très succincts : « Docteur, mon chien se gratte jusqu’au sang, ça pue et il m’empêche de dormir ! » et on doit trouver une solution, pour l’animal et aussi son propriétaire, rapide, définitive et bien sur pas chère du tout ! La dermatologie représente en été la moitié des consultations d’une clinique vétérinaire moyenne. Car évidemment la saisonnalité est très importante en dermato. On sait bien sûr que le retour de la chaleur, ramène toute la horde sauvage de ces parasites frileux que sont les tiques et les puces. En plus, la toison toujours bien garnie de nos amis quadrupèdes aggrave tous les symptômes cutanés. Il nous faut imaginer ce que serait la disposition d’esprit d’un humain souffrant de psoriasis en manteau de fourrure sur la plage au mois d’Août… On comprend aisément que dans la thérapeutique dermatologique, il faudra toujours envisager l’aspect anxiogène de la pathologie.

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Les relations entre le cannabis et les troubles psychotiques ont été entrevues depuis un siècle et demi par Jacques Joseph Moreau (dit Moreau de Tours). Cet aliéniste célèbre, consommait, dans le club parisien des Hashishins, une confiture verte, le « dawamesk » dans la composition de laquelle entrait le cannabis. Sous l’empire de son

tétrahydrocannabinol (THC), il éprouvait des délires et hallucinations, ayant beaucoup de similitudes avec les troubles qu’il étudiait chez ses aliénés. Il publia en 1845 ses observations dans un livre intitulé « Du hashish et de l’aliénation mentale » [1]. Un siècle plus tard, la diffusion large de cette drogue, justifiant l’expression « pandémie

cannabique » [2] a révélé divers éléments de gravité associés à son usage. Leur émergence est due aussi au rajeunissement des premiers usages, à l’accroissement de la teneur en THC des produits en circulation, à des consommations, non plus par voie orale mais par inhalation des fumées résultant de la combustion de la plante elle même (la marijuana), ou de sa résine (le haschich ou shit), avec une intensification extrême opérée par l’usage de pipes à eau [3].


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