Inspiré du philosophe et botaniste grec, auteur d’une Histoire des plantes en dix livres qui fait de lui, le plus grand botaniste de

l’Antiquité, inégalé jusqu’à la Renaissance, Charlemagne (747-814) n’hésite pas à utiliser les plantes préconisées par Théophraste (v.

372- v. 287 av. J.-C.) à des fins médicales [1]. Théophraste utilise l’amandier comme excipient de diverses préparations bucco-dentaires, l’anis ainsi que le cannelier en aromathérapie

bucco-dentaire, notamment pour des infections buccales et des abcès dentaires, la gomme arabique tirée de l’acacia, en excipient dans des médicaments, la jusquiame en calmant contre les

douleurs dentaires, les graines de lin dont la farine a une action antiinflammatoire appliquée en cataplasme, le maceron recommandé dans les lésions gingivales scorbutiques, le marrube employé contre la fièvre, le pavot dans la lutte contre les douleurs dentaires, le poivre noir placé dans les cavités carieuses, la réglisse pour ses qualités

antibactériennes et anti-inflammatoires, le rosier rouge dont les pétales aux propriétés astringentes servaient à des gargarismes, le coquelicot pour ses effets calmants, la guimauve très émolliente en gargarismes et le millepertuis pour son action sédative [1].

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