Fiche Plante

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Depuis peu de temps, cette plante inconnue en Europe occidentale est devenue la une de nombreux articles de presse. Un grand quotidien de Zürich lui a consacré une
page entière le 17 septembre 2013 avec le titre « Die Aronia-Beere erobert die Schweiz », ce qui veut dire « La baie d’aronie conquit la Suisse ». En effet, dans ce pays plus de 50 000 arbustes ont été plantés ces 2-3 dernières années et certains producteurs visent une récolte annuelle de l ’ordre de 500 tonnes. Il s’agit d’une plante qui pousse à l ’état sauvage au nord des Etats-Unis et à l ’est du Canada, au Québec en particulier. Les fruits de couleur noire intense, de la taille d’une baie de cassis ou de myrtille, étaient consommés séchés par le Amérindiens, bien avant l ’arrivée des premiers Européens, pour mieux supporter les rigueurs de l ’hiver. Des investigations phytochimiques ont montré que la teneur en polyphénols aux propriétés anti-oxydantes des baies d’aronie était très nettement supérieure à celles de tous les autres fruits. D’où l ’intérêt de ces baies pour la prévention et le traitement de nombreuses maladies qui font l ’objet d’études pharmacologiques et d’essais cliniques.

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Les thérapeutiques agissant sur l'hypersécrétion bron­chique et l'encombrement bronchopulmonaire se sont enrichies de nombreux produits depuis une vingtaine d'an­nées. Cet article reproduit l'étude de l'un d'entre eux, le Diplotaxis tenuifolia, effectuée par André Caudron (docteur en pharmacie) en collaboration avec Pierre-André Fosse (docteur en médecine, phtysiologue à l'Hôpital de Boulogne-sur-mer).

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En comparaison avec d'autres plantes médicinales, l'é­chinacée a une histoire relativement courte. Elle est originaire de l'Amérique du Nord et a été utilisée dans la médecine traditionnelle des Indiens. Les premiers indices archéologiques relatifs à son emploi comme médicament remontent au 18ème siècle. Sous le nom Echinacea, il faut comprendre trois espèces de la famille Asteraceae, à savoir Echinacea angustifolia D.C., Echinacea pallida (Nutt.) Nutt. et Echinacea pur- purea (L.) Moench (syn. Rudbeckia purpurea L.). Le genre compte encore 6 autres espèces qui ne sont guère utilisées en thérapie. Les Indiens utilisaient les racines en usage externe pour le traitement de bles­sures, brûlures et piqûres d'insectes. Ils mâchaient aussi les racines pour combattre les maux de dents. Les indications en usage interne vont du rhumatisme, névralgies, toux, douleurs diverses, crampes de l'esto­mac, jusqu'aux morsures de serpent. Les colons blancs furent rapidement convaincus de l'efficacité de la plan­te et une première préparation fut commercialisée en 1880. Au début du 19ëme siècle, l'échinacée fut la plan­te la plus utilisée aux Etats-Unis. La plante fut intro­duite et cultivée en Allemagne vers 1930. En Suisse, la culture fut lancée vers 1950. Les chimistes et les phar­macologues furent intéressés par cette plante à succès et de nombreux constituants sont maintenant connus (dérivés de l'acide caféique, dont l'échinacoside et l’a­cide cichorique, alkylamides, huile essentielle assez complexe, polysaccharides). Les extraits montrent des propriétés immunostimulantes et sont indiqués pour la prophylaxie et le traitement de refroidissements, d'infections grippales et de processus septiques. L'échinacée a fait l'objet de plus de 500 publications et des dizaines de préparations sont commercialisées en Europe. Cependant, la question sur le mode d'action exact et des constituants actifs reste encore ouverte. Mots-clés :Echinacée,      immuno-stimulant,

prophylaxie, racine, feuille.

 

In comparison with other medicinal plants, the his­tory of use of Echinacea is relatively short. The plant originates from North America and was employed by the indigenous Indians.The first archaeological evidence dates from the 18th century. Included in the name Echinacea are seve­ral species of the Asteraceae family: Echinacea angus­tifolia D.C., Echinacea pallida (Nutt.) Nutt, and Echinacea purpurea (L.) Moench (syn. Rudbeckia pur­purea L.). The genus counts 6 further species. Information about the use of the plant from traditional healers ranges from external application for wounds, burns and insect bites to the chewing of roots for too­thache, and internal application for pain, coughs, sto­mach cramps and snake bites. The interest of white settlers was also drawn to this medicinal plant.The first Echinacea preparation arrived on the market around 1880. At the beginning of the 20th century, Echinacea was the most frequently used plant preparation in the USA. Commercial cultivation was started in Germany around 1930. The introduction and cultivation in Switzerland was around 1950. Chemists and pharma­cologists became interested in Echinacea and many constituents are now known such as derivatives of caf- feic acid (echinacoside, cichoric acid), alkylamides, essential oil and polysaccharides. The extracts exhibit immunostimulant properties and are indicated for the prophylaxis and therapy of colds, flu and septic com- plaints. Though there are over 500 publications concer­ning the plant and dozens of preparations on the European market, the exact mode of action and the true identity of the active principles still remain open.

Key words: Echinacea, immunostimulants, prophylaxis, roots, leaves.

 

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La valériane
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La sauge

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