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Ethno-botanique / Ethno-pharmacologie

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Dans un pays où la phytothérapie joue un rôle majeur en santé publique, une bonne connaissance botanique constitue le préalable indispensable à une offre thérapeutique de qualité. L’établissement d’Herbiers et la rédaction de Flores représentent le socle de cette connaissance. Connaître les végétaux permet de les utiliser à bon escient et de manière durable. Cela contribue à préserver ce riche patrimoine pour les générations futures.

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La phytothérapie est pratiquée dans tous les pays du monde en tant que médecine alternative ou complémentaire. Utilisée pendant des siècles comme la seule et unique forme de médecine, elle est devenue la source principale des principes actifs utilisés en allopathie. C’est à partir des extraits purifiés des constituants de la plante que les chimistes ont pu synthétiser les principes actifs de la plupart des médicaments chimiques utilisés dans le monde. Aujourd’hui, pharmacologues et professionnels de l ’industrie du médicament s ’accordent sur le fait que la chimie seule ne suffit plus pour développer les médicaments du futur. Le médicament chimique - ou l ’allopathie - est condamné à disparaitre au profit de nouveaux médicaments dits biologiques et de leurs génériques, les biosimilaires. Plus de 40 % des médicaments utilisés dans les pays développés pour lutter contre les maladies graves et émergentes comme les cancers, le rhumatisme et les maladies génétiques sont des médicaments biologiques. Une grande incertitude subsiste sur les conséquences secondaires et les effets indésirables de l ’utilisation à long terme de ces médicaments notamment sur les mutations affectant le patrimoine génétique des organismes et des personnes exposés. De plus, ces médicaments ne peuvent pas être copiés, rendant ainsi les consommateurs fortement tributaires des firmes pharmaceutiques. Enfin ces produits sont onéreux et par conséquent inaccessibles à la plupart des patients à faibles revenus. Une solution s ’offre alors pour se soigner malgré la disparition programmée de l ’allopathie et l ’inaccessibilité aux médicaments
biologiques à une grande partie de la population mondiale, c'est la phytothérapie. Mais cette fois-ci elle utilise des outils plus offensives pour concurrencer les médicaments biologiques et les biosimilaires; c'est la polyphytothérapie alternative et combinatoire (PPAC) - et son concept d'approche fonctionnelle (AP). Ce nouveau concept de développement des phytomédicaments n'est pas basé sur le principe sacré du ligand-récepteur cher à l'allopathie, mais sur le concept d'approche fonctionnelle. La notion de la liaison ligand unique à un récepteur unique identifié et caractérisé, est substituée par la notion d'effet biologique obtenu. Peu importe le ou les récepteurs impliqués, seul l'effet biologique obtenu est pris en compte. Pour développer les phytomédicaments efficaces en utilisant l'AP, il est important de déterminer les paramètres pharmacologiques des extraits des plantes utilisées pour en faire des formulations modernes raisonnées et obtenir le bénéfice clinique
souhaité. La première partie de cet exposé sera consacré aux méthodes modernes d'obtention des principes actifs, puis à la formulation moderne du candidat phytomédicament. Ce travail se termine par la formulation du dosage destinée à la commercialisation à partir d'un exemple, pour mieux illustrer ce nouveau concept de développement des biophytomédicaments et des alicaments.

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Il s’agira, dans cet article, de plaider pour une véritable ethnobotanique. Nous reviendrons en premier lieu sur la notion de "savoirs traditionnels" afin de tenter de définir précisément ce que l’on désigne sous ces termes à la Réunion. Bien avant moi [1,2], Jean Benoist [3,4] a dit que ces « savoirs traditionnels » constituent un système de médecine à part entière, qu’ils ne se résument pas à la phytothérapie. Cependant, cette dernière a été, de manière quelque peu réductrice, le plus souvent présentée comme LA médecine réunionnaise, alors qu’il existe également des remèdes employant des composés organiques non végétaux ou minéraux, des techniques du corps, un lien important entre thérapies et religions. Se pose alors la question du "traditionnel", de ce qui l’est et de ce qui ne l’est pas et s’il est important de s’interroger sur l’utilisation faite du terme de tisaneur1, terme généralement employé par les chercheurs (et qui a été repris par les collecteurs/préparateurs de remèdes) pour désigner, de manière générale, non seulement un individu susceptible de concocter des remèdes à base de végétaux mais aussi les vendeurs de tisanes présents sur le marché. Le terme de tradipraticien, fréquemment employé comme synonyme de tisaneur pose lui aussi, problème. Nous envisagerons ensuite quelques transformations en cours dans la médecine traditionnelle réunionnaise : processus et effets consécutifs des apports exogènes, risques associés à un « créneau commercial » en plein développement, avant de poser, finalement, la question de la persistance, ou pas, de « savoirs traditionnels » liés aux plantes à la Réunion.

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Association loi de 1901 reconnue d’intérêt général, Jardins du Monde a pour objectif l'amélioration de l'état de santé des populations n'ayant pas accès aux médicaments conventionnels. Pour ce faire, l ’association valorise l’usage des plantes médicinales dans la médecine humaine et vétérinaire. Intervenant dans différents pays, l ’association est, à la demande des populations locales, présente depuis 2003 dans la région nord de Madagascar. Au travers de cet exemple malgache, cet article présente Jardins du Monde en profondeur, de sa raison d’être à son mode d’action.

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 Dans le cadre de la valorisation du patrimoine naturel maro­cain, nous avons mené une étude ethnobotanique dans la région de Tafilalet (Sud-Est marocain). Cette étude vise le recensement des plantes médicinales locales les plus utilisées en thérapeutique traditionnelle et la mise en valeur des savoirs et savoir-faire de la dite région. Cette enquête a permis de rete­nir 28 espèces végétales. Le feuillage préparé en décoction dans l'eau est considéré comme la recette la plus employée. Les personnes âgées analphabètes, surtout les femmes, cons­tituent la source la plus importante d'acquisition de l'informa­tion sur l'usage thérapeutique traditionnel des plantes.

As part of the development of natural heritage of Morocco, we conducted an ethnobotanic study in the region of Tafilalet (Southeast Morocco). This study aims to identify local medici­nal plants commonly used in traditional therapy and the deve­lopment of knowledge and know-howof in the region. This sur­vey allowed us to retain 28 plant species. The leaf decoction prepared in water is considered the most used recipe. Illiterate aged people, especially women, are the largest source of acquiring information on the therapeutic use of traditional plants.

 

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But : Une étude ethnobotanique a été réalisée dans cinq localités géographiques du Burkina Faso. Les objectifs étaient d’évaluer les connaissances des personnes sondées sur les plantes utilisées dans le traitement du paludisme et également de recenser les plantes les plus citées pendant la période de l’enquête sur le traitement du paludisme.

Matériels et méthodes - Les informations ont été obtenues par l’intermédiaire d’entrevues ethnobotaniques avec des vendeurs de plantes médicinales, des tradithérapeutes et des communautés de ces régions cibles. Ce travail a duré 3 mois de mars à mai 2011.

Résultats - L’enquête concernait 540 personnes dont 52,4 % de femmes versus 47,6 % d’hommes. L’âge moyen était de

40,12     ans ± 14,84 ans. Les personnes de religion musulmane, chrétienne et animistes représentaient respectivement 68,5 %,

25,2       % et 6,3 % des cas. Les personnes possédant un niveau d’instruction représentaient 32 % versus 68 % pour les non instruites.

Trente six espèces de plantes appartenant à 18 familles ont été recensées. Selon le mode d’approvisionnement en plantes, 85,5 % des plantes étaient obtenues par achat sur les marchés et 14,5 % étaient obtenues par la cueillette. Les feuilles étaient les pallies des plantes les plus utilisées (35 %), suivies des tiges seules (25 %), des feuilles + tiges (17%), des fruits (13,1 %) et des parties souterraines (9,8 %).

La majorité des plantes étaient préparées sous forme de décoctions (43 %) ou sous forme de poudres (21 %) ; les autres modes de préparation (infusions, cataplasmes etc) représentaient 36,1 %.

Les vingt plantes les plus recensées dans ce sondage ont été collectées, séchées, pulvérisées et feront ultérieurement l’objet de phytochimie et de tests parasitaires.

Conclusion - Le recours quasi exclusif de la population locale aux espèces végétales médicinales avec la mise en place d’un marché plus ou moins organisé de ces plantes ne peut qu’accentuer la pression sur ces ressources médicinales pouvant conduire à la disparition des espèces les plus vulnérables. Il devient donc urgent d’adopter une stratégie à long terme pour la sauvegarde et la préservation des plantes médicinales les plus utilisées dans les différentes zones d’étude du Burkina Faso.

 

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JP Costa 2001;1;7-8

Jean-Patrick Costa est très certainement un pharmacien au parcours atypique. Spécialisé en pharmacocinétique, il a travaillé six années dans la recherche pharmaceutique privée, pour ensuite "tout laisser tomber" et partir trois ans en Amazonie pour le compte de Pharmaciens Sans Frontières. A son retour, il a publié un premier livre sur l’acculturation des Indiens (Indiens Jivaros, Editions du Rocher, 1997). Il est aujourd’hui consultant en environnement et santé pour différentes ONG, tout en continuant sa passion d’écrivain. Son deuxième livre vient de paraître, il a pour thème la comparaison des pensées amérindienne et occidentale (L’Homme-Nature ou l’alliance avec l’univers, Editions du Sang de la Terre).

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