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Biologie

Troubles immunitaires, rhumatologie et phytothérapie

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En biologie, l'immunité fait la distinction entre le soi et le non-soi, c'est-à-dire la capacité qu’a le corps de se défendre contre des menaces pour son bon fonctionnement ou sa survie tout en respectant l’individu hôte de ce système immunitaire. Ces « menaces » peuvent être de plusieurs ordres : - des microbes (virus, bactéries, champignons, parasites), - des cellules devenues anormales ou cancéreuses, - des corps étrangers (implants, organe greffé,..) Mais le système immunitaire (SI) est l’objet lui aussi d’anomalies, il peut : - dysfonctionner : ne pas « travailler » de façon normale, apporter une réponse inadéquate par rapport à ce qui est prévu. - hypofonctionner : travailler de façon insuffisante, ou ne pas être assez réactif. - hyperfonctionner : travailler de façon trop intense, au point de commettre des erreurs pouvant conduire à l’auto¬immunité par exemple. Lors de conditions similaires, certains adultes apparemment en bonne santé et possédant une immunité normale (selon les analyses sanguines) contractent souvent des infections (du simple rhume aux infections plus sévères) et d’autres y sont plus résistants. La différence se jouerait notamment au niveau de l’hygiène et des (mauvaises) habitudes de vie. Des études épidémiologiques ont démontré l’importance des notions suivantes : - alimentation, - tabagisme, - mauvais sommeil, - sédentarité, - stress, - qualité des relations humaines, - qualité du milieu de vie.

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Approches biologiques de l'autisme et troubles envahissants du développement

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Exhumant il y a quelques jours l’un des mes vieux cours de psychiatrie, je vérifiai que l’autisme, qualifié dans les années 80 de psychose infantile, était alors réputé affecter un enfant sur 1000.

S’il est difficile d’évaluer a posteriori la pertinence d’une telle statistique sachant les difficultés rencontrées, aujourd’hui encore, pour obtenir des diagnostics conformes au DMS4 [2] ou CIM-10 [3] et posés par des services tels que les Centres Ressources Autisme (CRA), il est aujourd’hui certain que l’autisme résulte d’anomalies neurodéveloppementales et non de psychoses, et que les troubles envahissants du développement sont en constante évolution. Il suffit, pour s’en convaincre, de reprendre les statistiques du CDC américain qui évoquait en 2002 un enfant sur 152 à l’âge de 8 ans, ou plus récemment encore l’étude Prevalence of autism-spectrum conditions : UK school-based population study, dans laquelle Simon Baron-Cohen évoque une prévalence de 157 enfants sur 10 000 (soit 1 sur 63) parmi les enfants de 5-9 ans scolarisés au Royaume-Uni.

Il est préférable de parler “d’autismes” et non “d’autisme”, tant le spectre autistique est vaste et englobe tant l’autisme de haut niveau auquel s’apparentent tant le syndrome d’Asperger, que l’autisme de Kanner, le syndrome de Rett, ainsi que les troubles envahissants du développement - dont l’hyperactivité avec déficit d’attention, des dysphasies et divers troubles cognitifs. Face à une progression que l’élargissement des critères de diagnostic aux troubles envahissants du développement ne saurait à lui seul expliquer, l’incidence des causes environnementales et de facteurs liés à nos modes de vie actuels ne fait plus aucun doute. L’étude de ces facteurs ouvre de nouvelles voies de recherche laissant entrevoir, peut-être, de nouvelles pièces maîtresses du fameux “puzzle” de l’autisme. L’autisme est un trouble du développement qui se manifeste durant les trois premières années de la vie de l’enfant, voire parfois dès la naissance. Les signes en sont divers et d’intensité variable, mais se caractérisent par des anomalies ou une absence de langage, un trouble de la communication. L’enfant est indifférent aux autres, évite le regard, ne joue pas avec ses pairs, s’engage dans des comportements stéréotypés, est angoissé par les changements, semble démuni devant l’abstraction, présente des difficultés de compréhension du langage tout en pouvant faire preuve de compétences très pointues dans d’autres domaines. Les causes possibles sont multiples, allant d’anomalies génétiques à des atteintes infectieuses ou toxiques, et peuvent être cumulatives. Toutes les formes d’autisme étant associées à un développement cérébral différent de la norme, on les classe parmi les troubles neurodéveloppementaux.

L’autisme était réputé, récemment encore, inné, génétique et incurable. Je me propose, dans cet article, de faire un point sur ces trois notions.

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