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Plusieurs journaux et organismes ont publié cette année un aperçu des ventes de plantes médicinales et de compléments alimentaires à base de plantes dans différents circuits de distribution en France et aux États-Unis. Ces données, fournies par l ’Agence Nationale de Sécurité des Médicaments (ANSM), Ethnopharmacologia, HerbalGram, Le Moniteur des Pharmacies et le Synadiet, n ’ont malheureusement qu’une fiabilité relative et un caractère parfois approximatif. Elles convergent cependant vers une indéniable constatation : les produits contenant des plantes médicinales représentent des chiffres d ’affaires témoignant d ’une forte et croissante popularité : les compléments alimentaires à base de plantes pèsent plus de 5,6 milliards de dollars aux États-Unis ; les compléments alimentaires, plus de 1 milliard d ’euros en France, où les officines ont réalisé pour la seule aromathérapie un chiffre d ’affaires de près de 140 millions d ’€ e n 2012. On peut remarquer que, paradoxalement, la majorité des produits à base de plantes médicinales possède un statut non pharmaceutique et n ’est statutairement pas destinée au soin. Ceci impose une vigilance sur le choix des produits, dont l ’évaluation et la qualité conditionnent la sécurité d ’emploi tout comme le bénéfice que le patient peut en attendre.

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La préparation magistrale est l’art de combiner avec intelligence des produits actifs afin de traiter la pathologie particulière d’un individu malade. Il est urgent de préserver et réhabiliter ce savoir-faire très spécifique, dont l’usage se perd au profit quasi-exclusif de la prescription de produits manufacturés par les laboratoires pharmaceutiques. En effet, la pharmacologie monomoléculaire omniprésente et hyperactive n’est pas adaptée à la majorité des pathologies que le médecin de premier recours rencontre au quotidien. Ce constat est source d’inflation des coûts et d’iatrogénie galopante. En première intention, l’utilisation de la pharmacopée naturelle permet une substantielle économie de dépenses de santé. C’est un nouveau paradigme, il s’agit même d’un défi pour les systèmes de soins des pays développés, rejoignant les préoccupations des pouvoirs publics et les aspirations écologiques légitimes de la population. Le maintien et le développement de substances disponibles pour la préparation magistrale de médicaments à base de plantes s’avère ainsi une excellente solution alternative pour réduire la surconsommation médicamenteuse.
Malgré quelques contraintes à l’officine, cette pratique devrait être largement promue, dans la droite ligne de la valorisation des médicaments génériques. C’est l’objet de cet article.

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